Moi, c’est Virginie.

Je suis puéricultrice de formation. Un travail que j’ai toujours adoré. M’investir et être présente aux côtés des mères et des enfants, les accompagner, un métier humain, riche et diversifié que j’ai pu exercer en PMI et un petit peu en structure d’accueil du jeune enfant. Je serai toujours une puéricultrice dans l’âme mais suite à mon histoire de vie, j’ai décidé de mettre quelque temps ce beau métier entre parenthèses pour lancer mon projet pour vous mesdames, femmes et mères.

Pour ma part, ça m’est tombé dessus à l’âge de 36 ans, en fin d’année 2015, mes enfants avaient 6 et 9 ans. Je vivais une année assez difficile, je me sentais physiquement et psychologiquement épuisée. Après mes journées de travail, je partais m’occuper de mon père qui était traité pour un cancer depuis déjà 4 ans et son état se dégradait. L’année où j’étais en train de perdre mon père, un cancer du sein est venu bouleverser ma vie de femme…

 

Il y a toute une symbolique autour du sein, il est synonyme de féminité, de beauté, de maternité, et le cancer du sein vient bouleverser, agresser tout ça, il change le rapport à son propre corps et peut venir changer la relation à l’autre notamment à son partenaire. Chaque histoire de femme est différente, et chaque protocole de soins est différent, on ne peut pas se comparer l’une l’autre ; mais de toute façon, quelle que soit l’histoire de la personne, l’annonce d’un cancer est un choc tant pour elle que pour son entourage.

Lorsque mon chirurgien m’apprend qu’il faut enlever l’ensemble de mon sein, j’ai pris un vrai coup de massue sur la tête.

Sur le coup, c’est « enlevez- moi rapidement cette cochonnerie », mais en même temps des milliers de questions ont traversé mon esprit : pourquoi moi, je suis jeune, ce n’est pas possible, qu’est-ce que j’ai fait, etc… J’ai ressenti beaucoup de colère… Pour autant, je me suis dit que je ferai face pour ma famille, mes enfants et que je ne laisserai jamais rien transparaître, je refusais la fatalité. Je me suis donc laissée porter…

À ce jour, je suis reconstruite. C’est un long chemin, mais au final, c’est une belle histoire de vie car cette période m’a permise de me recentrer sur le plus beau cadeau que la vie m’a offert, ma famille. Après ma première étape de reconstruction mammaire, j’ai repris mon activité professionnelle mais j’ai eu envie de donner un sens à mon histoire.

Tout d’abord je me suis investie dans l’association sportive de mon beau-père, « Les Fourasses » à Laxou, qui organise maintenant une randonnée et une course à l’occasion de l’opération Octobre Rose. Une partie des bénéfices vont en faveur d’une association locale qui m’a rendu visite à la clinique et à laquelle j’adhère, Symphonie.

 

Ensuite, pendant la période où je n’avais plus mon sein, j’ai dû me fournir comme tout le monde en prothèse mammaire externe, en lingerie et balnéaire spécialisés. Mais j’ai subi cela comme une double peine. Il fallait que je fasse le deuil de mon sein mais aussi de ma vie d’avant tant au niveau des produits proposés que de l’endroit où je devais me fournir. Alors cette idée de vouloir démédicaliser ce système et d’ouvrir un espace dédié, cocooning pour accueillir les femmes pendant et après leurs parcours de soins ne m’a pas quitté.

Et je l’ai fait.

J’ai créé Nouvelle Femme !

Ah et, vous voyez là mon logo, et bien celui-là aussi a une histoire. C’est l’histoire d’une rencontre avec Céline, qui a mis en image la Nouvelle Femme que je suis devenue : « Cette femme tête levée vers le ciel et qui respire pleinement. L’air lui a coloré les joues, les lèvres et les yeux. Le mamelon se substitue à une chrysalide devenue papillon, devenue Nouvelle Femme. Ce papillon est relié au cœur, à la vie… Le pointillé partant du papillon illustre les cicatrices physiques ou psychologiques mais relié vers la vie, vers le cœur. »

Enfin, j’ai juste envie de dire un grand merci à tous mes proches, mon mari, Sébastien, mes enfants, ma meilleure amie Aurélie, qui m’ont soutenu et encouragé pendant cette parenthèse de ma vie mais aussi pour mon projet. Petit clin d’œil à Cyril, le cousin de mon mari, qui m’a aidé à mettre en mots le nom de mon entreprise. Merci à toutes ces belles rencontres : Marie-Christine, Daniel, Céline, Lionel, Anne, Véronique, Fanny, Alexandra, Coralie, Monik et j’en passe…. merci aussi à tous les partenaires avec lesquels j’ai décidé de travailler.

Une nouvelle aventure humaine commence pour moi…

Virginie

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